GESTION ET ADMINISTRATION
QUELQUES MEMBRES DU COMITE EXECUTIF DU CNO |
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Entre 1980 et 2000, le rythme des changements de la pratique sportive féminine s'est accéléré partout dans le monde. Les jeux du millénaire de Sydney en 2000, qui célébraient également le centenaire de la participation des femmes aux Jeux Olympiques (J.O) ont révélé que le nombre d'athlètes avait quadruplé avec 38 % de participation par rapport à 1980.
En 2004 à Athènes, le taux de participation féminine est passé à 40 %.
Malgré ces progrès réalisés au niveau de la pratique sportive, les femmes sont encore sous représentées dans le domaine de l'administration et de la gestion.
En effet, les femmes entraîneurs, officiels, arbitres sont rares, de même que celles qui occupent un poste de responsabilité dans les structures décisionnelles nationales ou internationales.
Il existe donc un déséquilibre flagrant entre la participation florissante des femmes et des jeunes filles aux épreuves sportives et leur absence manifeste dans les échelons administratifs. Toutefois, un effort a été fait au cours des dernières années. Au plan international, précisément au Comité International Olympique (CIO), douze (12) femmes ont été élues membres, ce qui représentent 10,3% des 117 membres actifs.
En septembre 1997, Anita De Frantz est élue 1 ère Vice Présidente du CIO. C'était la première fois dans l'histoire du Mouvement Olympique, qu'une femme accédait à un tel poste.
En 2004, Gunilla Lindberg est devenue 2ème Vice Présidente du CIO et Nawal El MOUTAWAKEL est nommée Présidente de la Commission d'évaluation des villes candidates à l'organisation des XXX ème Jeux de l'Olympiade de 2012.
Au niveau du mouvement sportif ivoirien une action vigoureuse a été conduite en 2001-2002 par le Ministère des Sports et le Comité National Olympique Côte d'Ivoire (CNO CIV). Mais au préalable, l'Etat ivoirien a donné l'exemple en nommant pour la première fois une femme Ministre des Sports.
On est passé ainsi de 7, 58% de femmes cadres à des postes de responsabilités au Ministère des Sports en 1999, à 16,87 % en 2001, avec en plus la création d'une Sous Direction Genre et Sport. Ce fut le 1er signe de changement de mentalités de même que la décision irréversible du CNO de porter d'une à trois, le nombre de femme au Comité Exécutif.
Et pour la 1ère fois en Côte d'Ivoire, deux femmes sont nommées Chef de Mission et Chef de Mission adjoint pour les Jeux Olympiques d'Athènes 2004.
Ces chiffres et actions sont le signe d'une volonté manifeste de provoquer le changement d'améliorer la participation des femmes dans la gestion et l'administration du sport. Mais beaucoup reste encore à faire malgré cette faible progression.
Face à ce déséquilibre et à cette discrimination, se pose la question des quotas. Les quotas sont ils le meilleur moyen de provoquer ou favoriser le changement ?
Appliquer le système de quotas peut entraîner le choix de femmes non performantes, il peut susciter également de la résistance et du ressentiment.
Mais à certains moments, le système de quotas a permit d'obtenir l'égalité et l'équité entre les sexes là où des esprits rétrogrades ont refusé le changement.
Alors que la 1ère cause de l'inégalité est la discrimination qui trouve son fondement dans les comportements et attitudes des uns et des autres, peut on par la force changer ces attitudes discriminatoires fortement encrées dans un contexte socioculturel ? |