QUELS SONT NOS ACQUIS ?
Sur la question « femme et sport », ils sont importants les acquis.
En effet, force est de reconnaître qu'un effort est fait quand au sujet de la promotion de la femme dans le sport. Il est vrai que pour éviter toute polémique, certains responsables de structures sportives se font entourer de femmes à des « postes », mais qu'importe ?
Le plus important est que les femmes soient présentes dans ces structures, quitte à ces femmes cooptées, (tout comme les autres membres masculins d'ailleurs), d'apprendre, d'être compétentes et de faire preuve de professionnalisme tout court.
C'est pourquoi, il nous plaît de parler de la politique et des initiatives prises par les hautes instances sportives internationales pour la participation et « l'avancement » des femmes dans le mouvement sportif. Ce sont pour nous, des acquis assez considérables.
1- En juillet 1996, le CIO a adopté les propositions suivantes :
- Les Comités Nationaux Olympiques, les Fédérations sportives nationales et internationales et autres organisations sportives appartenant au mouvement olympique devront établir les objectifs suivants ; à partir du 31 décembre 2001, au moins 10% des postes à responsabilités seront tenus par des femmes (en particulier dans les bureaux exécutifs et législatifs) et ce pourcentage devra passer à 20% au 31 décembre 2005 ;
- La Charte Olympique (2004) sera modifiée de façon à mettre en valeur l'égalité entre les hommes et les femmes, le paragraphe 7 de l'article 2 stipule qu'il faut : « … encourager la promotion des femmes dans le sport à tous les niveaux et dans toutes les structures en vue de l'application stricte du principe de l'égalité des sexes. »
2- La Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports des Etats et Gouvernements ayant le Français en partage (CONFEJES) a également crée une structure à même de réfléchir sur la question, il s'agit du GTCF (Groupe de Travail chargé de la promotion de la participation des femmes et des jeunes filles aux activités de Jeunesse et de Sport).
De 2001 à 2004, la CONFEJES a organisé des stages en administration du sport niveau I, II et III pour les femmes(uniquement), respectivement en 2001,2002 et 2004, à Yaoundé au Cameroun.
Nous reviendrons en détails sur ces actions et sur d'autres organisations de sports qui oeuvrent dans le sens de la promotion de la femme dans le sport.
En attendant, pour ce qui concerne la Côte d'Ivoire, parlant d'acquis, nous citerons les éléments suivants:
- Il n y a pas de textes discriminatoires relatifs à la participation des femmes au sport,
- Les Etats Généraux du sport à Bassam ont retenu entre autres résolutions, la nécessité de la prise en compte du sport féminin, avec la création d'une Sous Direction Genre et sport en 2001. Cette résolution est toujours d'actualité, pour preuve cette Sous Direction Genre et sport a été maintenue dans le nouvel organigramme du Ministère de la Jeunesse de l'Education Civique et des Sports en 2006,
- En 2001, la 1 ère Dame de Côte d'Ivoire a fêté les réalisations des femmes sportives au cours d'un dîner offert à la Présidence de la République ,
- Les responsables de fédérations nationales, de plus en plus font une ouverture aux femmes au sein des différents bureaux exécutifs,
- Le CNO CIV a adopté et ratifié la Déclaration de Brighton , en 2006.
Des avancées assez significatives et louables. Certes, des esprits continuent de penser qu'il n'est pas nécessaire de programmer des actions spécifiques pour les femmes dans le domaine du sport (au niveau de la formation, de l'encadrement…). A ces personnes qui rament à contre courant, nous disons « soyez de votre temps ».
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